« Je rêve de la flamme olympique remontant la Seine jusqu’à Paris »

29 Sep 2021

Partenaire Premium des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris 2024, le groupe BPCE déploie un « Pacte utile », pour que ces JOP profitent au plus grand nombre. La Caisse d’Epargne Normandie s’inscrit dans cet élan et accroît son engagement dans le sport. Bruno Goré, son Président du Directoire, y voit un levier pour la Normandie.

Bruno Goré, Président du Directoire de la Caisse d’Epargne Normandie. / © CEN

Pour la Caisse d’Epargne Normandie, quel sens a ce partenariat Premium avec Paris 2024 ?

« La Caisse d’Epargne Normandie veut profiter de ce partenariat Premium pour créer de l’interaction entre Paris 2024 et le territoire normand : ses athlètes, ses entreprises, ses collectivités. »

« La Normandie a toute légitimité à être au premier plan dans ce grand événement. Pierre de Coubertin a vécu son enfance en Normandie. La Région plaide à juste titre pour que la flamme passe par les plages du Débarquement le 6 juin 2024. »

« À la Caisse d’Epargne Normandie, nous rêvons de voir cette même flamme remonter la Seine du Havre à Paris, et pourquoi pas à bord du Belem dont la Caisse d’Epargne est le premier mécène depuis plus de 40 ans. Cent ans après les jeux de l’ère moderne, faire ce clin d’œil à Coubertin serait exceptionnel. Nous en formons le voeu ! »

L’élan de Paris 2024 va-t-il booster le sport régional ?

« Je suis persuadé que Paris 2024 est une opportunité pour le sport normand. Sur le plan individuel, nous allons continuer à soutenir Florian Merrien, notre médaillé de bronze à Tokyo en tennis de table. Il est devenu un étendard régional, qui pratique un sport très fédérateur, pratiqué en compétition comme en loisirs, et même en entreprise. Nous souhaitons par ailleurs accompagner un deuxième athlète normand dans la perspective de 2024. »

Médaillé de bronze à Tokyo, le pongiste Florian Merrien sera accompagné par la Caisse d’Epargne Normandie dans la préparation aux JOP de Paris 2024. © G.Mirand

« Par ailleurs, et sous un angle plus territorial, nous travaillons avec le CROS sur des projets d’animations handisport. Nous voulons aussi aider les collectivités locales dans la rénovation de leurs infrastructures sportives, grâce à des prêts bonifiés. Le Groupe BPCE mobilise ainsi une enveloppe de 150 M€ sur ce dispositif, à l’échelle nationale, avec des taux actuellement les plus bas du marché. »

Comment se traduit votre engagement historique dans le sport normand ?

« Historiquement, la Caisse d’Epargne Normandie soutient des sports collectifs. Un positionnement qui va dans le sens de nos valeurs coopératives et inclusives. Le sport c’est du vivre ensemble, de la solidarité. Nous cherchons une présence équilibrée sur le territoire plutôt que de tout miser sur un seul partenaire au plus haut niveau. »

© HAC Handball

«  Nous soutenons notamment le HAC Handball féminin depuis 2017. Cette promotion du sport féminin est en convergence avec notre engagement pour la mixité et l’entrepreneuriat féminin… Nous soutenons aussi les Vikings de Caen (Handball masculin) depuis 2018.
Globalement, nous cultivons une approche bienveillante auprès de clubs locaux mais qui ont toutefois un certain impact auprès du public, parce que le sport, c’est aussi rassembler. »

Au-delà de l’aspect compétition, quelle est votre approche du sport ?

« Nous l’abordons de plus en plus comme un pilier « sociétal ». La Caisse d’Epargne Normandie est par exemple partenaire du CROS (Comité Régional Olympique et Sportif) dans le cadre des les Trophées Norm’Handi, pour accompagner les clubs qui veulent améliorer l’accueil des personnes en situation de handicap. »

« Nous opérons aussi auprès des clubs de handball handisport de Vernon et de Canteleu, avec par exemple des aides pour l’achat de fauteuils adaptés, via notre Fonds pour l’initiative solidaire. »

Cette approche plus sociale et inclusive du sport nourrit-elle d’autres projets ?

« Oui, la dynamique des JOP, dans le cadre du « Pacte Utile Caisse d’Epargne », va justement nous amener à porter des projets nouveaux.
Par exemple, au premier trimestre 2022, nous allons financer, dans une ville normande, l’aménagement d’un terrain de basket 3×3. Héritée du basket de rue, cette pratique ne nécessite qu’un seul panier et peut s’intégrer facilement en milieu urbain. »

« Nous voulons à terme déployer ces terrains en libre utilisation, et les dédier aussi à des activités organisées par les collectivités ou les clubs partenaires, vers des publics éloignés de la pratique. Cette approche du sport nous intéresse beaucoup, elle épouse les évolutions de la société et les attentes des Normands. »

La Caisse d’Epargne Normandie devient partenaire du terrain multisports du Moho, à Caen. © Moho

Et le sport dans l’entreprise ?

« Nous cherchons aussi à le promouvoir. Dans cette logique, nous sommes partenaires du terrain multisports du Moho, à Caen. Cet équipement sera ouvert aux utilisateurs, pour une pratique sur leur lieu de travail ou de formation. Le sport est envisagé ici comme ingrédient pour renforcer la cohésion, pour stimuler la créativité ou tout simplement se faire plaisir, se détendre. »

« Nous y organiserons aussi avec le Moho des opérations en sport santé, sport-handicap et sport-inclusion. C’est totalement en résonance avec le message que nous portons dans la perspective des JO : le sport en tant que levier d’innovation sociale, le sport capable de changer une vie. »

Comment se positionne la Caisse d’Epargne sur le volet économique de Paris 2024 ?

« Nous voulons jouer un rôle d’accélérateur, en aidant concrètement les entreprises à profiter des retombées de Paris 2024. Ces Jeux génèrent déjà beaucoup d’appels d’offres, et les opportunités de marchés vont s’intensifier. D’ailleurs, certains de nos clients ont déjà remporté des appels d’offres Paris 2024, je pense à HandiPrint (Cherbourg) ou Métalu Plast (près de Caen).

« Le 14 octobre prochain, au Moho à Caen, nous allons organiser « Entreprendre 2024 », événement destiné à mettre en réseau les entreprises régionales et les organisateurs des Jeux. « 

« Avec l’Axe Seine, l’économie normande a de sérieux atouts, notamment sur le volet environnemental de ces JO. Avec cette démarche, nous voulons faire prendre conscience des opportunités de marchés, dont 25% seront fléchés vers l’Economie Sociale et Solidaire, et accompagner les filières les plus concernées.
Avec Kiwaï, notre plateforme de financement participatif tournée vers l’économie verte, nous pouvons envisager d’aider des projets novateurs autour de ces Jeux. »

Pour vous inscrire à l’événement : https://social-sb.com/zn/entreprendre-2024

L’économie du sport est-elle une filière d’avenir ?

« Oui, nous y croyons beaucoup et nous voulons y jouer un rôle actif. Le sport en tant que filière complète est un concept récent. Cette filière est de plus en plus dynamique, soutenue en amont par des entités marchandes (construction, gestion d’équipements, production et vente d’articles de sport, etc.) et en aval par une foule de services (médias, soins, conseil, communication, événements). »

« Dans cette structuration, apparaissent de nouvelles activités, de nouvelles entreprises, des startups, de l’innovation. Nous devons les accompagner, c’est pourquoi les Caisses d’Epargne sont également partenaires du fonds Sport & Performance Capital (80 M€), avec la société de capital-risque Seventure. Tourné vers les entreprises qui favorisent la pratique du sport, il cible des projets innovants ou à forte valeur ajoutée. »

Économie du sport « Je rêve de la flamme olympique remontant la Seine jusqu’à Paris »

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